Le ministre de l'Économie et des Finances et le gouverneur de la Banque centrale portent la voix du pays dans un contexte politique scruté par les bailleurs.
À l'approche des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, la délégation malgache affûte ses messages. Le ministre de l'Économie et des Finances, Herinjatovo Aimé Ramiarison, gouverneur pour Madagascar auprès de la Banque mondiale, et le gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianainarivelo, sont en première ligne.
Les priorités du pays : maintenir les appuis budgétaires et les projets en cours malgré la transition, obtenir des financements concessionnels pour l'énergie, l'eau et les routes, et faire valoir la vulnérabilité climatique dans le traitement de la dette.
Le contexte politique
La suspension de l'Union africaine et l'absence d'un ordre constitutionnel stabilisé rendent les discussions plus délicates. Les institutions financières distinguent toutefois l'aide au développement des questions strictement politiques.
Ce qui est en jeu
Le budget de l'État repose en partie sur des ressources extérieures. La capacité de la délégation à préserver ces flux est un enjeu direct pour la trésorerie publique et pour des services comme la JIRAMA.


