Hira gasy et traditions orales : transmettre avant que la mémoire ne s'efface

Hira gasy et traditions orales : transmettre avant que la mémoire ne s'efface

Image d'illustration — Hopeandlink, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Sur les hautes terres, les troupes de hira gasy vieillissent et peinent à renouveler leur public. Des initiatives tentent d'assurer la relève.

Le hira gasy, spectacle total mêlant chant, discours (kabary), musique de cuivres et danse, est l'une des expressions les plus caractéristiques des hautes terres malgaches. Né au XIXe siècle, il servait à transmettre des messages moraux et politiques.

Aujourd'hui, les troupes — les « mpihira gasy » — font face à un double défi : la concurrence des divertissements numériques et le vieillissement des artistes, alors que les jeunes se détournent d'un art exigeant et peu rémunérateur.

Des initiatives de sauvegarde

Ateliers dans les écoles, captations vidéo, festivals dédiés, résidences avec des musiciens contemporains : plusieurs projets cherchent à documenter le répertoire et à créer des passerelles avec de nouveaux publics.

Un patrimoine à statut fragile

Contrairement à d'autres pratiques, le hira gasy ne bénéficie pas d'une reconnaissance internationale qui mobiliserait des financements. Les acteurs culturels plaident pour une politique de sauvegarde du patrimoine immatériel, aujourd'hui embryonnaire.

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