Bientôt douze mois après le changement de pouvoir, l'heure est aux premiers bilans. Entre annonces et résultats, l'écart nourrit les critiques.
Bientôt un an. Le pouvoir issu de la transition de l'automne 2025 avait promis une « année du peuple malgache », centrée sur la protection sociale, l'accès aux services de base et la réforme des institutions. À l'approche de cette échéance symbolique, les bilans s'esquissent.
Au chapitre des institutions
La concertation nationale, cœur du dispositif, n'a réellement démarré qu'en août 2026. La refonte du fichier électoral est engagée. Mais le calendrier d'élections en 2027 apparaît de plus en plus tendu, et l'Assemblée nationale héritée de l'ancienne majorité reste en place, contestée.
Au chapitre social
Les délestages sont revenus avec l'étiage, la vie chère persiste, le carburant a de nouveau augmenté, et l'insécurité alimentaire menace le Sud. Les mesures prises — sécurisation du gasoil, réserve alimentaire, chantiers d'assainissement — n'ont pas encore d'effet perceptible sur le quotidien.
Ce que disent les acteurs
Le pouvoir plaide la complexité de l'héritage et la nécessité de temps. Ses détracteurs pointent un décalage entre le discours de rupture et des résultats jugés minces. Le débat sur le respect du calendrier sera au centre des prochains mois.



