Contre la déforestation, le pari de la gestion communautaire des forêts

Contre la déforestation, le pari de la gestion communautaire des forêts

Image d'illustration — Bernard Gagnon, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Les transferts de gestion aux communautés locales, encadrés par des dispositifs juridiques créés dans les années 1990, montrent des résultats là où les villages en tirent un bénéfice concret.

Face à une déforestation qui se poursuit, y compris à l'intérieur des aires protégées, une approche s'est imposée depuis trois décennies : confier la gestion de portions de forêt à des associations villageoises, via des contrats de transfert.

Le principe repose sur un échange : la communauté obtient des droits d'usage encadrés — bois de chauffe, produits forestiers, écotourisme — en contrepartie d'un engagement à surveiller le massif et à limiter les défrichements.

Des résultats inégaux

Là où l'accompagnement technique est présent et où les retombées sont tangibles, la pression sur la forêt recule. Ailleurs, faute de moyens et de débouchés, les contrats restent lettre morte et les patrouilles s'essoufflent.

Ce qui manque

Les acteurs de terrain réclament un financement stable de l'animation, des filières économiques viables autour de la forêt, et une articulation claire avec les services forestiers de l'État. Sans cela, la gestion communautaire reste un dispositif fragile.

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