Vingt-deux conteneurs de bois précieux exportés illégalement en 2014, d'une valeur estimée à plus de 10 millions de dollars, doivent revenir à Madagascar au terme d'une longue procédure.
C'est l'un des dossiers les plus emblématiques du pillage des forêts du Nord-Est. Vingt-deux conteneurs de bois de rose, sortis illégalement du pays en 2014, font l'objet d'une procédure de rapatriement après plus d'une décennie de démarches judiciaires et diplomatiques. La valeur marchande de la cargaison est estimée à plus de 10 millions de dollars.
Le bois de rose malgache, très recherché sur certains marchés asiatiques pour la fabrication de meubles de luxe, est interdit d'exportation. Les saisies opérées à l'étranger se heurtent souvent à des années de contentieux sur la propriété, la conservation des scellés et la destination finale des stocks.
Que faire des stocks ?
La question du devenir des bois saisis reste sensible. Les autorités doivent démontrer qu'aucune partie de ces volumes ne repartira dans les circuits illégaux, un risque déjà observé par le passé.
Un signal attendu
Les organisations de défense de l'environnement voient dans ce rapatriement un test de la volonté des nouvelles autorités de rompre avec l'impunité qui a longtemps entouré ce trafic.


