Dans le Sud-Ouest, l'État renforce la sécurisation des axes face aux dahalo

Dans le Sud-Ouest, l'État renforce la sécurisation des axes face aux dahalo

Image d'illustration — Liorsh7, CC0, via Wikimedia Commons.

Les affrontements entre bandes armées de voleurs de zébus et forces de l'ordre restent fréquents dans plusieurs districts ruraux.

Le phénomène des dahalo, ces bandes qui pillent les troupeaux de zébus et rançonnent les villages, continue de gangrener des pans entiers du Sud et de l'Ouest malgaches. Les confrontations armées avec la gendarmerie y sont régulières, parfois meurtrières.

Les autorités disent concentrer leurs moyens sur la protection des grands axes et des zones de marché, là où le trafic de bétail volé s'organise. Des opérations conjointes sont menées, mais de nombreuses zones rurales restent hors de portée d'un contrôle permanent.

Au-delà de la répression

Chercheurs et associations locales rappellent que le vol de zébus est aussi un problème social et économique : pauvreté, absence d'état civil et de services, économies de la razzia. Les réponses purement militaires montrent leurs limites.

L'impact sur les populations

Pour les éleveurs, la menace des dahalo dicte les déplacements, les mises en pâture et parfois l'abandon de villages entiers. L'insécurité rurale nourrit l'exode vers les villes et les fronts de défrichement.

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