Avec la baisse des débits sur les barrages, des coupures de trois heures ou plus touchent de nouveau plusieurs quartiers de la capitale et de sa périphérie.
Les habitants d'Antananarivo connaissent la mécanique par cœur. Chaque saison sèche, la production hydroélectrique recule, la demande reste stable, et la JIRAMA rationne. Cet hiver austral ne fait pas exception : depuis plusieurs jours, des coupures de trois heures et davantage frappent des zones du réseau interconnecté d'Antananarivo.
Les quartiers concernés changent au fil des plannings, mais l'effet est le même pour les ménages et les artisans : congélateurs à l'arrêt, ateliers ralentis, groupes électrogènes rallumés pour ceux qui en ont les moyens. Les commerces alimentaires redoutent les pertes.
Un déficit de production connu
La société d'État fait fonctionner des centrales thermiques pour compléter l'hydraulique, mais leur alimentation en carburant dépend de la trésorerie publique. Le gouvernement a récemment autorisé des achats de gasoil couvrant plusieurs mois afin d'éviter une aggravation des coupures.
Attente d'un plan de sortie
Les usagers réclament un calendrier de délestage fiable et publié à l'avance, et surtout la mise en œuvre du plan de redressement de la compagnie. Sans nouvelles capacités, l'étiage continuera de dicter le quotidien électrique de la capitale.

