À l'approche de la rentrée, l'accumulation des difficultés quotidiennes fait ressurgir un mécontentement diffus dans les villes.
Coupures d'électricité de plusieurs heures, difficultés d'approvisionnement en eau, sentiment d'insécurité dans certains quartiers, prix des produits de base qui pèsent sur les budgets : la fin du mois d'août voit converger les motifs d'exaspération.
Sur les réseaux sociaux comme dans la rue, des voix rappellent que ce sont précisément ces problèmes qui ont déclenché la mobilisation de 2025. Le pouvoir issu de la transition, qui avait fait de l'accès aux services de base une priorité, est attendu sur des résultats visibles.
Ce que craignent les autorités
Un mouvement social qui repartirait sur des revendications concrètes serait difficile à circonscrire, dans un contexte où l'agenda politique — concertation, élections — n'a pas encore produit d'effet tangible sur le quotidien.
Les réponses de court terme
Sécurisation du carburant pour les centrales, opérations de police, communication sur les chantiers d'eau et d'assainissement : l'exécutif multiplie les gestes, sans garantie qu'ils suffisent à apaiser.


