Les projections humanitaires pour la période allant jusqu'au printemps 2026 alertent sur une dégradation dans les districts les plus exposés à la sécheresse.
Le sud et le sud-est de Madagascar restent la zone la plus fragile du pays sur le plan alimentaire. Selon les analyses partagées par les acteurs humanitaires, jusqu'à 1,6 million de personnes pourraient se trouver en insécurité alimentaire aiguë sur la période de soudure, celle où les stocks de la précédente récolte s'épuisent.
Les causes sont désormais bien identifiées : pluies insuffisantes et irrégulières, sols dégradés, enclavement, faible diversification des revenus. Les épisodes de sécheresse à répétition, aggravés par la variabilité climatique, ont érodé la capacité des ménages à encaisser un mauvais cycle agricole.
Réponses et limites
Distributions ciblées, activités contre rémunération, cantines scolaires, soutien à l'eau : les dispositifs existent mais dépendent de financements qui arrivent souvent tard et de façon fragmentée. Les organisations réclament un basculement vers des programmes pluriannuels et vers l'adaptation agricole — semences résistantes, petite irrigation, conservation des sols.
Un enjeu national
Longtemps traitée comme une urgence lointaine, la question du « kere » est de plus en plus posée comme un test de la politique de protection sociale que la Refondation dit vouloir mettre au cœur de son action.


