La maladie reste l'un des principaux défis sanitaires du pays. Les autorités misent sur les moustiquaires, le dépistage et la prise en charge précoce.
Le paludisme demeure une urgence de santé publique à Madagascar. Les données du système de soins en font, ces dernières années, la deuxième cause de consultation dans les centres de santé de base et la première cause de décès en milieu hospitalier.
La transmission varie fortement selon les régions et les saisons, avec des pics après les pluies. Le plan stratégique national, qui court jusqu'en 2027, combine distribution de moustiquaires imprégnées, pulvérisation ciblée, tests de diagnostic rapide et traitements.
Les fragilités du dispositif
Ruptures de stocks de médicaments et de tests, difficultés d'accès aux centres dans les zones enclavées, résistances aux insecticides : les obstacles sont nombreux. Le financement dépend largement de partenaires internationaux.
Le rôle des communautés
Les agents de santé communautaires, présents au plus près des villages, jouent un rôle clé dans le dépistage et l'orientation. Leur formation et leur défraiement conditionnent l'efficacité de la lutte.


