Le Conseil des ministres a autorisé la compagnie nationale à sécuriser son approvisionnement en carburant pour faire tourner ses centrales thermiques pendant la saison sèche.
Face au retour des coupures, l'exécutif a choisi d'agir sur le maillon le plus immédiat : le carburant. Le Conseil des ministres a autorisé la JIRAMA à sécuriser un approvisionnement en gasoil couvrant environ six mois, période qui correspond à l'étiage, lorsque les barrages produisent moins et que les groupes thermiques prennent le relais.
La mesure vise à éviter les ruptures de stock qui, par le passé, ont provoqué des délestages en cascade. Elle a un coût élevé pour des finances publiques déjà tendues, la facture de combustible étant l'un des principaux postes de dépenses de la compagnie.
Un pansement, pas un remède
Économistes et partenaires techniques rappellent que l'achat de carburant ne règle pas le problème de fond : un modèle économique déficitaire, des pertes sur le réseau et des tarifs qui ne couvrent pas les coûts. Le plan de redressement de la JIRAMA, soutenu par l'État et la Banque mondiale, prévoit des réformes de gouvernance et des investissements dans l'hydraulique et le solaire.
Ce que réclament les usagers
Les organisations de consommateurs demandent de la transparence sur les volumes achetés, les prix obtenus et l'effet attendu sur les plannings de coupure. Elles réclament aussi un calendrier de délestage publié à l'avance, pour permettre aux entreprises de s'organiser.



