Présenté comme un outil de résilience, ce dispositif doit permettre de constituer des stocks pour amortir les chocs de production et les flambées de prix.
Le 24 août, les autorités ont marqué le lancement opérationnel d'un système de réserve alimentaire nationale. L'objectif : disposer de stocks stratégiques — riz en priorité — mobilisables en cas de mauvaise récolte, de catastrophe climatique ou de tension sur les prix.
Madagascar, pourtant pays rizicole, importe chaque année une part de sa consommation et reste très exposé aux variations des cours mondiaux et du fret. Une réserve bien gérée peut lisser ces à-coups et éviter que les ménages les plus pauvres basculent lors des périodes de soudure.
Les conditions de l'efficacité
L'expérience d'autres pays montre que ces mécanismes ne fonctionnent que s'ils sont pilotés avec rigueur : règles claires de constitution et de déstockage, gouvernance transparente, financement stable, coordination avec les importateurs privés. Mal gérés, ils coûtent cher et faussent le marché.
Un volet de la protection sociale
Le dispositif s'inscrit dans le discours de la Refondation sur l'accès aux besoins de base. Sa montée en charge et son articulation avec l'aide humanitaire dans le Sud seront scrutées.



