Le principal port du pays doit pouvoir accueillir des navires de 5 500 conteneurs d'ici la fin de l'année. Le secteur textile, lui, reste suspendu à l'accès au marché américain.
Toamasina concentre l'essentiel du commerce extérieur malgache — autour de 90 % des échanges. L'extension de son port, en cours, doit lui permettre d'accueillir des porte-conteneurs plus grands, jusqu'à 5 500 boîtes, et de réduire les surcoûts liés aux transbordements dans les hubs voisins.
À proximité, la zone franche accueille l'industrie textile, premier employeur formel du secteur privé. Ces entreprises, tournées vers l'export, dépendent fortement des régimes préférentiels : l'accès en franchise au marché américain via l'AGOA et l'accord de partenariat avec l'Union européenne.
Une vulnérabilité assumée
Toute incertitude sur ces préférences commerciales — éligibilité, renouvellement, conditionnalités politiques — se traduit immédiatement par des commandes reportées et des menaces sur l'emploi.
L'enjeu logistique
Un port plus performant ne suffit pas : il faut aussi une desserte routière et ferroviaire fiable vers l'intérieur. Le programme de logistique multimodale, soutenu par la Banque mondiale, vise cet objectif.



