Toujours suspendu de l'Union africaine, Madagascar cherche à rassurer ses partenaires

Toujours suspendu de l'Union africaine, Madagascar cherche à rassurer ses partenaires

Image d'illustration — Wang Guansen for Xinhua, Public domain, via Wikimedia Commons.

Après la prise du pouvoir par l'armée en octobre 2025, l'organisation panafricaine maintient sa suspension et réclame un retour rapide à l'ordre constitutionnel.

La transition malgache reste sous surveillance internationale. L'Union africaine, qui a suspendu Madagascar de ses instances au lendemain du changement de pouvoir d'octobre 2025, conditionne la levée de cette mesure à un calendrier crédible de retour à l'ordre constitutionnel.

Le gouvernement multiplie les signaux en direction des partenaires : engagement à organiser des élections, dialogue avec les institutions financières, participation aux réunions techniques régionales. L'enjeu est aussi budgétaire, une part des ressources publiques dépendant des appuis extérieurs.

Une équation délicate

Les autorités doivent convaincre sur deux tableaux : montrer à l'intérieur que la Refondation n'est pas un simple habillage, et démontrer à l'extérieur qu'un chemin institutionnel est balisé. Les bailleurs, eux, avancent prudemment, en distinguant l'aide humanitaire et les projets déjà engagés du soutien budgétaire direct.

Le facteur temps

Plus la concertation nationale et la refonte du fichier électoral prennent du retard, plus la fenêtre pour tenir des élections en 2027 se réduit — et plus la pression diplomatique s'accentue.

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