Dans plusieurs établissements, des retards de versement s'accumulent. Les associations étudiantes agitent la menace d'un mouvement à la rentrée.
C'est un rituel de tension récurrent dans l'enseignement supérieur malgache. Dans plusieurs universités publiques, des étudiants dénoncent des retards, parfois de plusieurs mois, dans le versement des bourses et des allocations d'équipement. À Antsiranana comme ailleurs, des assemblées générales ont voté des préavis.
Les montants concernés sont modestes au regard d'un budget national, mais décisifs pour des étudiants dont beaucoup vivent loin de leur famille et couvrent avec ces sommes le logement et les repas.
Un système sous contrainte
Le gouvernement dit étudier une revalorisation, mais la lie à l'état des finances publiques. Les ministères de l'Économie et de l'Enseignement supérieur en discutent les modalités et le rythme.
Le risque d'une rentrée agitée
Les mouvements étudiants ont, par le passé, servi de catalyseur à des contestations plus larges. Dans un contexte social déjà tendu par les délestages et la vie chère, l'exécutif sait que le dossier des bourses est politiquement inflammable.

