Vanille : des prix à l'export au plus bas depuis vingt ans, les planteurs asphyxiés

Vanille : des prix à l'export au plus bas depuis vingt ans, les planteurs asphyxiés

Image d'illustration — Auteur inconnu, Public domain, via Wikimedia Commons.

Dans la région SAVA, la gousse verte se négocie désormais moins cher qu'un kilo de riz. Les stocks mondiaux invendus pèsent sur tout le marché.

La filière emblématique de Madagascar traverse une crise profonde. Sur les marchés internationaux, la vanille noire malgache s'échange autour de 50 à 70 dollars le kilo, un plancher inédit depuis une vingtaine d'années. Pour les producteurs, la chute est brutale : la vanille verte, celle qu'ils vendent au moment de la récolte, se paie parfois moins qu'un kilo de riz.

Trop de stocks, pas assez d'acheteurs

Après les années d'envolée des prix, les industriels de l'agroalimentaire ont constitué d'importantes réserves et se sont partiellement tournés vers l'arôme de synthèse. Résultat : des stocks d'anciennes récoltes saturent le marché, et la demande peine à absorber les nouvelles campagnes.

Un choc social dans le Nord-Est

Dans la SAVA, principale zone de production, des dizaines de milliers de familles vivent de la vanille. La baisse des revenus se répercute sur la scolarisation, la santé et la consommation locale. Certains planteurs récoltent trop tôt, par crainte du vol, ce qui dégrade encore la qualité et les prix.

Quelles pistes ?

Professionnels et autorités évoquent la maîtrise des volumes, la traçabilité, la montée en gamme vers la qualité « gourmet » et la diversification des cultures. Aucune de ces réponses ne produit d'effet immédiat sur la trésorerie des ménages.

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