Saison sèche : la crainte d'une nouvelle vague de feux de forêt

Saison sèche : la crainte d'une nouvelle vague de feux de forêt

Image d'illustration — User:Ronadh, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Madagascar perd chaque année autour de 100 000 hectares de forêts. Les mois d'août à novembre, les plus secs, concentrent l'essentiel des départs de feu.

Chaque hiver austral, la même inquiétude. Entre août et novembre, la végétation sèche et les mises à feu se multiplient : préparation de parcelles agricoles sur brûlis, le tavy, renouvellement des pâturages, défrichements. Les services forestiers et les gestionnaires d'aires protégées entrent en alerte.

Les chiffres de long terme donnent la mesure du problème. L'île a perdu près de la moitié de sa couverture forestière naturelle en un demi-siècle, et la déforestation se poursuit à un rythme estimé autour de 100 000 hectares par an. L'exploitation illégale de bois précieux et l'avancée des fronts agricoles aggravent la fragmentation des massifs.

Des dispositifs communautaires

Là où des villages perçoivent un bénéfice direct de la forêt — écotourisme, filières durables, transferts de gestion — la pression recule. Les cadres de gestion communautaire, mis en place depuis les années 1990, montrent des résultats inégaux mais réels lorsqu'ils sont accompagnés dans la durée.

Une bataille de moyens

Sur le terrain, les patrouilles manquent de véhicules, de carburant et d'effectifs. Les ONG de conservation appellent à renforcer la prévention avant les pics de septembre et octobre, plutôt que d'intervenir une fois les incendies déclarés.

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