Lémuriens : la fragmentation des forêts isole des populations entières

Lémuriens : la fragmentation des forêts isole des populations entières

Image d'illustration — Heinonlein, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Madagascar abrite plus d'une centaine d'espèces de lémuriens, dont une large majorité est menacée. La disparition des corridors forestiers aggrave leur vulnérabilité.

Les lémuriens n'existent qu'à Madagascar. On en dénombre plus d'une centaine d'espèces, des minuscules microcèbes aux indri au cri caractéristique. La grande majorité figure sur les listes rouges internationales, souvent dans les catégories les plus alarmantes.

La première menace est la perte d'habitat. À mesure que les massifs forestiers reculent et se morcellent, les populations se retrouvent enfermées dans des « îlots » séparés par des zones cultivées ou brûlées. Ces groupes isolés perdent en diversité génétique et accèdent plus difficilement à la nourriture.

La chasse et le trafic

À la déforestation s'ajoutent la chasse pour la viande de brousse et, plus marginalement, la capture pour un commerce illégal d'animaux. Dans certaines régions, la pression alimentaire pousse des ménages à prélever une faune protégée.

Des solutions de terrain

Restauration de corridors, reboisement d'essences locales, appui aux communautés qui surveillent les forêts : les programmes de conservation obtiennent des résultats là où ils s'inscrivent dans la durée et associent les populations riveraines à des bénéfices concrets.

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